Un maximum d'excitation en un minimum de temps

michiels fred

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Artiste professionnel depuis 20 ans
Pratique l'art de Autre..
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michiels fred

Pratique l'art de Autre.. depuis 20 ans

Ville: Tamines (5060)


BIOGRAPHIE


La proposition de réaliser le vernissage dans un livre ayant des caractéristiques très précises. La proposition est de réaliser une série de dessins avec des caractéristiques très précises. Sans commencement ni fin Sans intérieur ni extérieur Juste un rapport entre un support et un mur situé dans un espace non défini, le plus vague qui soit et le plus précis possible. L’œuvre est d’abord la rédaction du texte (mode d’emploi) sans lequel la série de dessins (157) ne peut exister. Il oscille entre deux pôles : -de sa précision dépend l’adéquation des adaptations successives au projet initial, au propos qu’il prétend définir. -de sa généralité, la capacité de se fondre en différents lieux et situations que peut rencontrer une œuvre d’art tant moment de sa conception que dans le futur, proche ou lointain. Le mode d’emploi est incomplet. Volontairement ! La réalisation oblige l’acteur à des décisions qui incombent d’habitude à l’artiste, elle incite à se poser des questions à partir de termes aussi imprécis que « accrochage traditionnel ». Il faut interpréter : à l’accrochage tel qu’il se pratique aujourd’hui, linéaire et individualisé ? Moi, je préfère un accrochage dans un livre ou les pages n’ont pas d’ordre spécifique. Doit-il être limité ou peut-il accueillir un nombre indéfini d’acteurs ? Les vides du texte nécessitent le passage à l’acte : dessiner. Car le projet c’est le dessin. « Pour voir ce que ça donne » elle (la série) doit avoir lieu. Le vernissage dans un livre ! Mais l’ouvrage n’est pas l’œuvre. Impossible de découper une feuille du livre (un dessin donc), de l’encadrer et de l’accrocher en lieu et place de la série de dessins. Cela reviendrait à figer la proposition dans une forme, l’écrit, à transformer l’œuvre en objet fini, à placer hors du temps. Ainsi la première originalité de cette série ce n’est pas dans l’utilisation d’une feuille de papier et d’un crayon koh-i-noor 8B, mais dans le fait qu’elle soit régie par un texte (un mode d’emploi), au point que n’importe qui, et non plus seulement l’artiste, puisse la réaliser. Il y a va-et-vient du mode d’emploi à la série de dessins et de la série au texte à chaque actualisation. Comment un dessin peut être régi par des règles de jeu(x) sans en être une application mécanique ? Un concept lourd de conséquences auquel j’ai dû m’habituer. L’actualisation après publication m’autorise à m’en débarrasser totalement. Le passé c’est le passé et demain il fera jour. L’indicatif du présent est un impératif. La présence nous cerne. Pour qu’il puisse être vu tel qu’il est le présent a besoin d’un passé. Les dessins ne tombent pas du ciel. Ce présent a besoin d’une évidence : dessiner. Un papier et un mur. Une feuille dans un livre. Le mur ne peut avoir qu’une couleur, ce qui exclut les lignes, verticales ou horizontales. Ceux-ci feraient entrer le dessin dans le domaine de la reproduction, de la copie. Un premier lancer n’entame pas les suivants, les adaptations ne peuvent être que différentes. À chaque fois on ne découvre que ce qui est là. Les dessins sont accrochés au mur, sont accrochés dans un livre. Ce qui est indiqué ce n’est pas à proprement parler une œuvre à réaliser, mais un rapport à établir. Par la publication le mode d’emploi est projeté en avant. Il devient la référence à laquelle il faudra revenir régulièrement. A partir de ce moment l’ordre des dessins devient possible. Probable sans être certain. Même en cas de non accrochage, le texte ne devient pas l’œuvre. La réalisation n’a pas de limite dans le temps. L’épreuve du temps est la meilleure expérience. La durée est imprévisible, à terme toutes les actualisations sont effacées, remplacées par d’autres. La publication de la série est un moyen pour l’amateur de sélectionner ce qu’il veut voir, mais il ne peut aller partout, à nouveau, il doit choisir. Le noir fait partie de l’œuvre. Le blanc fait partie de l’œuvre. Le cachet (rouge) fait partie de l’œuvre. Il est possible, une fois décidée la prise en charge, de ne plus choisir du tout, de subir, de laisser les choix au hasard. Vous pouvez ouvrir ce livre, cette expo, cet accrochage où vous voulez. J'aime la course contre moi-même. Voir ce qui ne nous regarde pas. Il devrait être discuté comme une tragédie. Chaque mauvaise propriété des artistes endommage le sujet. Je regarde tout du point de vue de l'utilisateur. L'accès est plus puissant que la propriété. La consommation est devenue une obligation morale