Tramway de Tours

Publié le 27 janvier 2014 à 16:49

Tramway de Tours : arrêt sur l’art

C’est à Daniel Buren qu’est revenue la tâche de réaliser l’accompagnement artistique du tout nouveau tramway de Tours mis en service le 31 août : « J’ai voulu dire non au brutalement utilitaire du tram ».

La réfexion du collectif Ensemble(s) la li- gne a porté sur un traitement artistique global : trains, stations, corridor urbain de 500 m. de part de d’autre de la ligne. Plus qu’un simple design, il s’est agi éga- lement très en amont et dès l’origine du projet il y a 4 ans de construire une iden- tité visuelle et sonore du tramway qui dialogue véritablement avec la ville. La démarche est inédite.

Daniel Buren est resté fdèle à ses fameuses bandes blanches et noires, présentes sur chacune des 29 stations.

A cette œuvre principale s’ajoutent 7 « extensions » qui ponctuent les quelques 15 km du parcours :

- 2 parkings relais et leurs totems à chaque terminus ;

- la place de la Tranchée où le train fend  littéralement le relèvement oblique de l’esplanade ;

- les deux « attrape-soleil » de la place Choiseul, projetant au sol les taches colorées du soleil ;

- la gare qui accueille une « entrée-sortie » ainsi qu’un grand claustra polychrome (vaste paroi ajourée) : deux véritables portes d’entrée sur la ville ;

- sur la place de l’Hôtel de Ville de Joué-les-Tours, enfn, une pergola, promenade couverte, déploie ses jeux de couleurs et de lumière.

Quant aux trains, ce sont de beaux serpents argentés qui parcourent désormais fèrement l’agglomération tourangelle. Leur livrée réféchissante, un « miroir d’eau de Loire », est inédite. Elle fait du tramway un véritable train caméléon qui adopte à son passage les couleurs de la ville.

Le tramway de Tours conjugue cette audace avant- gardiste à une extrême sobriété. Lignes strictes, teintes noires et argentées à peine rehaussées des quelques couleurs des diodes lumineuses, il est l’un des rares tramways à ne pas prévoir dans son design un « nez » proflé.

Par Olivier Sourd