Eric Moscardo

Publié le 27 janvier 2014 à 16:37

« On m’a dit : ça donne envie d’aller à Madagascar ! »
Nous avons rencontré Eric Moscardo, auteur et comédien du « Baobab normand ».

Quelle est la genèse de votre spectacle?

 C’est dans mon vécu que j’ai puisé les anecdotes insolites qui sont dans le spectacle. Je suis de père malgache et de mère normande et c’est à l’âge de 20 ans que j’ai découvert pour la première fois Madagascar. Ce fut un vrai choc des cultures : la rencontre avec ma famille malgache, les coutumes et les croyances ancestrales, la différence entre la bourrée normande et les danses africaines (rire), ce sens interdit « invisible » qu’aucun panneau ne signale à un étranger de passage, ce fameux baobab-rond point qui a donné son nom à la pièce (un arbre millénaire absolument énorme), les spectateurs de cinéma qui interpellent les acteurs à l’écran…

Au fl de l’écriture j’ai utilisé d’autres tranches de ma vie comme mon enfance et mon adolescence en tant que métis en Normandie, mon expérience de père de famille, mon année d’étudiant aux USA…

Tout cela a donné une véritable histoire dans laquelle je joue mon propre rôle, bien sûr, mais je joue aussi une bonne quinzaine de différents personnages : mon père, ma grand-mère, mon beau- père, ma flle et plein d’autres plus secondaires.

Au cours des représentations du mois de mai dernier, vous avez déjà eu l’occasion de « tester » les spectateurs. Quel retour avez-vous eu du public ?

 Il a été extrêmement positif. Je pense qu’il a été sensible aux différents niveaux de lecture du spectacle : humoristique, mais aussi plus grave lorsque j’aborde des sujets comme le racisme ou l’intolérance.

Il a également apprécié l’interactivité du spectacle.

Enfn, il y a eu des réactions inattendues comme celle de cette personne qui m’a confé à l’issue du spectacle : « Ça donne envie d’aller à Madagascar » !

J’adore faire rire les gens mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est donner de l’émotion : je suis un comédien avant d’être un humoriste. J’ai donc été très touché par le fait que certains spectateurs m’ont dit qu’ils avaient été émus par ce spectacle. 

Comment envisagez-vous l’avenir de votre one-man show ?

Il a vocation à être interprété bien au-delà du Théo Théâtre, son port d’attache actuel. Je viens de le jouer à Saint-Pierre du Perray dans l’Essonne et j’espère pouvoir le faire dans d’autres localités en banlieue mais aussi en province.
Mon espoir secret ? Que le « Baobab normand » se joue en Normandie, bien sûr, mais aussi sur les rives mêmes de l’Océan Indien, à Madagascar et à La Réunion…

Par Olivier Sourd

 

Au Théo Théâtre,
20 rue Théodore Deck 75015 PARIS

Tous les dimanches à 19h30 à partir du 27 octobre 2013.

Réservations : 01 45 54 00 16