Julien Caïdos

Publié le 27 janvier 2014 à 13:35

La photographie l’a choisi
C’est au bord du canal Saint-Martin que nous avons rencontré Julien Caïdos, l’un de ces lieux où opère la poésie de Paris et qu’affec- tionnent, précisément, les photographes.

Autodidacte, il n’est pas venu à la photographie : c’est la photographie, plutôt, qui est venue à lui. Il ignore de ce fait  l’académisme et les a priori artistiques. Julien Caïdos est un photographe libre !

Après des débuts auprès des plus grands Christophe Beauregard, Ambroise Tézenas - vint la photo d’édition pour la collection Mad Max Milo.

Photographe pour des commandes « commerciales » mode, événementiel, colloques - notre homme est aussi et surtout un photographe d’art. Sa huitième exposition, «Figures Libres », s’est tenue l’an dernier dans le cadre du mois de la photo à la Médiathèque de Rueil-Malmaison, sa ville d’origine. Les clichés de Julien Caïdos privilégient l’instantanéité.

Ce sont des morceaux de la vie pris sur le vif, sans parti pris ni subjectivité : du temps matérialisé, des miroirs tendus à la réalité.

Ses sujets ? On y relève l’omniprésence de l’homme, des mains et des visages, des gens de tous âges, de toutes conditions, de toutes origines : l’être humain dans tous ses états ! Car Julien Caïdos est également un photographe humaniste.

Dans son métier, il relativise les « progrès » du numérique et du multimédia : « Cela ne remplacera jamais le travail de  l’homme. Mes clichés artistiques sont sans retouches. Ils privilégient la maîtrise de la prise de vue par le photographe. » Sa seule concession à la technologie ? Les clichés de Julien Caïdos privilégient Les prises de vue au smartphone, « un véritable carnet de croquis ».

Mais laissons Julien poursuivre ses travaux. « Je réalise actuellement des portraits de paysans d’un hameau de la montagne corrézienne : des gens authentiques comme il en reste encore quelques uns. Je parcours également les villes de France à la recherche de peintures murales en trompe l’oeil : une réfexion sur la frontière entre fiction et réalité. »

Par Olivier Sourd