Lara Gallagher - N°14

Publié le 2 octobre 2014 à 19:15

« Dans le surréalisme, toute interprétation de l’oeuvre est juste »

L’oeuvre de Lara Gallagher s’inscrit dans la tradition du surréalisme de Magritte ou encore Fernand Léger : une marque de modernité par rapport à l’art figuratif traditionnel apparue il y a près d’un siècle.

Ses peintures et encres de chine reprennent les principes de l’abstraction : interpréter la réalité et l’impression qu’elle nous inspire plutôt que de la transcrire de façon réaliste.
Mais elles ne sont jamais totalement abstraites : toujours, elles prennent appui sur un élément figuratif - un visage, une silhouette, un objet - sur lequel elles exercent toute une déclinaison abstraite. Déformées, désarticulées, défiant les lois de l’optique, les choses peintes par Lara Gallagher semblent sortir d’un rêve ou d’un cauchemar.
Sûrement, elles sont autant de manifestations de l’inconscient.
De même, par la déformation géométrique qu’ils exercent sur les choses, les dessins à l’encre de chine exercent une transition entre le figuratif et l’abstraction.
Et de cette confrontation naît une troisième réalité.
L’oeuvre abstraite de Lara Gallagher implique enfin la participation de son spectateur. Elle l’invite à élaborer sa propre explication. « Dans le surréalisme, toute interprétation de l’oeuvre est juste » Et c’est sans doute en cela qu’il peut revendiquer une forme de supériorité par rapport au figuratif : être une oeuvre protéiforme que chacun comprendra et interprétera comme il l’entend et à travers son vécu.
Franco-britannique, l’artiste a mobilisé avec bonheur cette double culture : son oeuvre marque la rencontre du surréalisme et du pop art anglo-saxon. Et elle marque une renaissance contemporaine du cubisme et de l’abstraction.


www.i-m.co/laragallagher/LaraGallagher/
Prochaine exposition à la rentrée de septembre 2014 dans les Alpes-Maritimes.


Yves lenfant