Pierre Sang - N°14

Publié le 2 octobre 2014 à 19:33

Pierre Sang, ça décoiffe !

Si Pierre Sang collabore au Festival Omnivore à la Maison de la Mutualité de Paris dont la 9ème édition vient d’avoir lieu, ce n’est pas avec un esprit de compétition comme les candidats qui participent à l’émission Top chef (M6), où il fut finaliste en 2011.

C’est plutôt pour lui, une occasion de démontrer son implication dans le domaine de la gastronomie innovante : une alliance savamment étudiée entre traditions française et coréenne.

P. Sang évoque souvent pour décrire son parcours, ses origines avant son adoption à 7 ans par une famille auvergnate.
Après quelques voyages formateurs, il a épousé une coréenne, ouvert son restaurant1 et oeuvre aujourd’hui avec une équipe soudée, quatre collaborateurs dont le souriant Song et deux cuisiniers. A 11h on teste, on goûte, on valide. Ce «génie»2 est un chef soucieux de transmettre son savoir. C’est même selon Lisa, en stage pour quatre mois avant de rejoindre l’entreprise familiale corse, «un excellent
pédagogue, patient, aux gestes précis».


Pour Rodolphe récemment arrivé qui a connu P. Sang au Violon d’Ingres chez Christian Constant, « dans ce métier, il est nécessaire de bouger pour apprendre ». Dans la perspective d’une extension prochaine du restaurant, Damien a rejoint l’équipe depuis le début de l’année. Préposé aux achats chez les commerçants voisins ou les petits producteurs, Damien confirme : il est « ouvert au dialogue ».
Pourtant P. Sang se révèle un peu avare de confidences tandis qu’il se veut généreux pour sa clientèle.


Cuisinier médiatique de C’est au programme (France 2) et de C à vous (Fr 5) qui se tourne à deux pas de là, il dit refuser d’être une star. Depuis l’ouverture du restaurant, la clientèle des habitués apprécie la carte inspirée par les achats et l’humeur du jour. Pas de réservation mais une découverte assurée.


La convivialité est de mise autour du comptoir entre l’équipe et les clients ; pas de menus non plus et pourtant les plats s’annoncent savoureux dans leur évocation aux sonorités exotiques.


Discret et généreux encore, P. Sang dont la mère adoptive était éducatrice spécialisée, soutient des associations comme Fish Fight pour sensibiliser les consommateurs contre le gaspillage en mer et DAHIR dont Grégory Cuilleron lauréat d’Un dîner presque parfait (M6), est aussi l’ambassadeur pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.


Philippine Moranges